La plus grande joie pour un juif était de monter à la maison de l’Éternel, d’entrer dans le temple de Sa Présence. Pour nous, notre joie est plus grande encore, nous sommes entrés dans le Christ pour demeurer en Lui ; là, nous n’avons plus qu’à ouvrir nos yeux, les yeux de notre esprit sur ses richesses Insondables.
Dans la Genèse, Adam et Ève ont dû quitter l’Éden ; à partir de ce moment-là, l’humanité quitta la présence de Dieu ainsi que la connaissance qui vient de Lui, de Celui qui est la Parole donnant la Vie. Mais par Jésus Christ, Dieu nous a rachetés et rétablis dans la position glorieuse perdue par Adam. Il dut venir Lui-même pour cela, livrer Son corps, répandre Son sang et Son eau ; Il envoya Son Esprit pour que nous entrions dans Sa jouissance et dans Ses profondeurs. C’est la Rédemption éternelle, quel amour !
Les hommes ont cru que la connaissance théologique, philosophique et même occulte de Dieu et de l’Au-delà, pouvait leur faire connaître les mystères de la Divinité, leur redonner le bonheur perdu, mais ce fut une effroyable déception ; cela a produit des hommes religieux hypocrites, des dégoûtés, des mystiques et des athées, mais non pas des disciples du Royaume, des nés d’en-haut. La Révélation du Sang et de l’Esprit de Dieu a été rendue sans effet par la sagesse humaine, mais les simples de cœur comprennent et reçoivent les pensées de Dieu pour leur vie et Celle qui est à venir.
Paul écrit : j’ai annoncé « … le mystère caché de tous temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints. Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire… ! » Col 1:25-27. En l’Éternel, le Dieu révélé aux hébreux, il y avait quelque chose de caché que devaient connaître et les juifs et les païens : le Christ ! Il est le mystère caché en Dieu. Paul exhorte à « … être unis dans l’amour, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science… ! » Col 2:2-3 ; vous voyez, en Christ sont cachés tous les trésors, la sagesse et la science du Dieu Saint. Non seulement Christ était caché en Dieu, mais des choses sont aussi cachées en Christ.
Ainsi, il y eut deux choses cachées, l’une dans l’autre, il y a donc pour les élus de tous les temps deux choses à découvrir. En Dieu était caché le Christ, qui est la vie éternelle, et en Christ est cachée la connaissance de cette vie ! Sonder par l’Esprit cette connaissance, nous permet de ressembler à l’image du Fils de Dieu, cela réclame une révélation d’en haut par la voie divine de l’inspiration.
Beaucoup ont connu Christ sorti de Dieu, c’est le cas pour une grande partie de la chrétienté, mais ils se sont arrêtés là et n’ont pas cherché à découvrir la sagesse et la science divines cachées en Lui. Ils ont pris Christ en bloc, mais pas dans le détail, ils se sont tenus devant mais ne sont pas descendus en Lui. Dans chaque âge, l’amour de la vérité a poussé l’Épouse de Christ à chercher ce qui est caché en Celui qui fut caché, à sonder les mystères de Dieu. « … Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent… ! » Héb 11:6. Beaucoup de personnes croient seulement, cela n’est pas difficile et cela ne leur coûte rien, mais il en est d’autres qui, non seulement croient, mais en plus « Le recherche ardemment », ils recherchent les profondeurs de Celui en qui ils croient ; c’est à ceux-là seuls que Dieu est le « Dispensateur » des biens et des vérités de la Vie.
Les enfants de Dieu ont besoin de ce qui est inspiré ; quand nous sommes dans l’Inspiration, ce n’est plus nous qui parlons et qui écoutons, mais c’est Elle qui nous enseigne et nous donne à comprendre. Voyez ceci, l’Esprit de Dieu descend et se pose : l’Esprit sur quelqu’un c’est l’Onction ! Au moment où cette onction distille une pensée divine, c’est l’inspiration ! L’homme inspiré reçoit et exprime cette pensée, c’est une révélation ! Les pensées divines descendent dans le cœur de l’homme, touchent son esprit affranchi, puis, du vocabulaire de sa langue, l’Esprit de Dieu puise les mots qui doivent les exprimer.
Selon que le dit l’Écriture, il est essentiel de connaître la source de ce que l’on entend, afin de savoir si c’est divin ou diabolique. Il n’y a pas de spécialistes en la matière, et ceux dont la vie ou le ministère est particulièrement inspiré de Dieu, savent eux-mêmes qu’ils ne peuvent en aucun cas s’appuyer sur leur propre expérience, elle les tromperait à la première occasion. L’expérience nous fait connaître ce qui se passe ce qui peut se passer, mais jamais « comment » la chose se passe. À moins d’en avoir reçu une révélation, personne ne peut savoir à coup sûr de quelle manière le diable, la séduction de l’erreur, peuvent surgir. Un vieux croyant a autant besoin de veiller et de prier qu’un jeune croyant qui fait ses premiers pas dans le Seigneur.
Il est à remarquer que lorsqu’on parle d’inspiration, la plupart s’en écartent comme d’une chose hérétique et trouvent dangereux d’en parler. Ce n’est pas parce que beaucoup ont appelé leurs propres pensées, leurs doctrines ou leurs imaginations comme étant des révélations du Seigneur, que l’on doit rejeter celles qui sont vraies avec les fausses. Beaucoup s’écrient : « il y a tant de fausses révélations, tant de prétendues prophéties, que nous n’en voulons plus… ! ». Mais, parmi ceux qui disent cela, il en est beaucoup qui n’en désirent pas davantage qui soient authentiques parmi les fausses, de peur que leur propre vie ou leurs propres pensées soient mises au jour par l’Esprit ! Ce n’est qu’un prétexte pour ne pas vouloir voir clair là où il le faut, et il en est un qui est satisfait dans l’affaire c’est le Diable. C’est comme si l’on ne devait plus accepter les vrais billets de banque du fait qu’il y en a des faux qui circulent ici ou là ! Personne ne ferait cela !
Ceci est capital, l’Inspiration est une manifestation de communication spirituelle, c’est par cette voie que Dieu s’est révélé aux hommes et à sa vraie Église. Il est écrit : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice… ! » II Tim 3:16. Ceci est fondamental, l’Écriture est « inspirée de Dieu », la Bible est une inspiration, c’est de l’Inspiration ! « … c’est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu… ! » II Pier 1:20, c’est ainsi qu’elle fut écrite et prêchée et l’Esprit qui l’a inspirée continue, non pas à inspirer une autre Bible, mais à révéler les mystères qui y sont écrits. Ce qui est écrit, c’est dans la Bible, c’est le fondement, et ce que le Saint-Esprit continue d’écrire, il ne l’imprime plus dans un livre, mais dans les cœurs.
La Parole est une inspiration et la Révélation de celle-ci ne va pas au-delà de ce qui écrit, mais nous fait plonger dans ses racines qui prennent naissance dans le dessein de Dieu ; ce qui n’est pas « ajouter » autre chose à ce qui est, mais simplement cela revient à « ajouter Christ à Christ » ! C’est par l’inspiration que la Bible fut écrite et c’est toujours par l’inspiration qu’elle est comprise. Jésus Christ dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant… ! » Jean 16:12. « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité… il dira tout ce qu’il aura entendu et il vous annoncera les choses à venir… il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera… ! » Jean 16:13-14. Tout ce qui est spirituel, tout ce qui subsiste pour la vie éternelle, ne vient à nous d’en haut que par la voie de l’inspiration car la raison humaine ne reçoit rien qui vient du ciel.
Ceux qui n’ont pas l’amour de la vérité en eux pour comprendre spirituellement la Parole ont besoin de fixer dans leur mémoire des versets pour se rassurer du vide de leur religion. Faute de la compréhension inspirée de la Parole et d’en vivre la vie, ils ont besoin de conclusions bibliques, de vérités toutes faites pour tranquilliser leur conscience devant la venue du Seigneur pour laquelle ils ne se sentent pas prêts, et en face du jugement à venir auquel ils veulent échapper.
Il y a une chose particulière à voir ici : Recevoir les choses profondes de Dieu, ce n’est pas par aspiration mais par inspiration. Bien sûr, pour celui que cela n’intéresse pas il n’y verra qu’histoire de mots, mais pour les prédestinés appelés à comprendre les mystères du Royaume, ceux-ci discerneront dans l’inspiration les profondeurs de Dieu, et dans l’aspiration les profondeurs de Satan ! Il y a là une distinction essentielle. C’est une question de vie ou de mort quant à ses effets, et aussi, en ce qu’elle révèle de quel côté nous sommes. Une multitude de personnes croient recevoir des révélations de la part du Seigneur, alors que c’est le fruit de leur propre aspiration charnelle. Elles aspirent frénétiquement à voir, à entendre ou à recevoir quelque chose de Dieu, et elles sont sincères, mais dans l’erreur. La sincérité n’est pas la vérité, on peut se perdre avec sincérité, jamais avec la vérité !
Il s’agit de bien nous comprendre dans le sens que nous donnons à l’aspiration en opposition à l’inspiration, on le verra dans quelques instants ; en attendant, selon ce que dit la Parole, il faut « … Aspirer aux dons spirituels… ! » I Cor 14:1. De même, « Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque (surveillant), il désire une œuvre excellente … ! » I Tim 3:1. Mais vous voyez, dans ces cas, Dieu a d’avance appelé et qualifié celui qui se sent attiré à exercer ces dons ou ces services dans le corps de Christ. Ainsi, quand il est dit « aspirez au don de prophétie… ! » I Cor 14:39, il n’est pas dit d’aspirer à « dire » des prophéties, comme si l’inspiration d’en haut dépendait de notre propre aspiration, mais d’aspirer au « don de grâce » qui permet de les recevoir et de les donner. Il appartient à Dieu d’en donner ou de ne pas en donner, mais puisqu’Il le demande, l’on peut aspirer à être un moyen par lequel Il parle, une « voix de Sa bouche ». « Un seul et même Esprit donne toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut… ! » I Cor 12:11. Comme Dieu veut, et non pas comme je veux. Il ne s’agit pas d’une aspiration de nos propres désirs, mais de soupirer à connaître sa Volonté de nous inspirer, c’est une aspiration spirituelle après des « œuvres préparées d’avance » ; si cela n’est pas, alors cette aspiration est charnelle et diabolique. C’est ce que nous allons voir maintenant.
Une personne qui veut absolument un message sur un sujet qu’elle a déjà dans « la tête », une révélation sur une chose qu’elle a décidée en elle-même, ou une pensée à laquelle elle pense déjà…, c’est une aspiration païenne, ce chemin mène dans les ténèbres. Ces choses deviennent des idées fixes, elles sont stockées dans le subconscient, puis le mauvais esprit se tient derrière et on finit par voir ce que l’on « veut » voir et par entendre ce qu’on « veut » entendre, le diable va même jusqu’à faire voir des visions en mettant des images ou des visages d’anges ou d’hommes, aux pensées que l’on s’est forgées. Pas étonnant que certains se croient Elie ou Saint-Pierre, ou aient vu apparaître la vierge ou des saints et se soient mis à les prier ! Mais si de chers enfants de Dieu commençaient à glisser dans cette voie-là, Dieu est là pour les délivrer ; et ceux qui sont spirituels prennent à cœur ces âmes et les aident à se dégager des pièges de l’ennemi. Si ce sont des enfants du Royaume, ils se libéreront des ténèbres. C’est pourquoi il est nécessaire de discerner par l’Esprit de la Parole toutes manifestations spirituelles.
Là se tient toute la différence entre l’inspiration et l’aspiration, L’aspiration est un élan de la pensée irrégénérée vers la divinité, c’est encore une œuvre de la chair. C’est ainsi que les païens, ne connaissant pas le vrai Dieu, ont imaginé les faux dieux, et le diable a été là pour les aider, il mit une figure à leur imagination, une forme aux choses qu’ils avaient besoin d’adorer ; de là ces idées adorées se sont matérialisées, elles sont devenues des idoles à adorer, idoles d’or, de pierre, d’argent, de bois, comme aujourd’hui idoles de métal, de verre et de plastique… ! Que ce soient des statues, des arbres, des voitures, des fusées ou de l’argent, ce sont toutes des aspirations adorées au travers d’une forme.
Pour une grande partie de la chrétienté, l’église romaine, comme toutes les dénominations d’églises qui en sont sorties anciennes ou récentes, il en est de même : les églises objets de superstitions sont devenues un « sésame ouvre-toi » pour passer d’ici-bas au ciel afin d’échapper au « purgatoire » qui n’existe pas, ou au jugement dernier qui, lui, existe. Pour d’autres, le baptême biblique, la Sainte Cène, ou le fait de prononcer des dons spirituels et même le Nom de Jésus sur le baptême d’eau, tout cela est devenu aussi un « sésame ouvre-toi » pour entrer dans le Royaume ! S’il n’y a pas l’affranchissement de l’esprit catholique romain par la lumière de la Vérité, toutes ces choses bibliques peuvent être reçues ou vécues dans un sens superstitieux ou tenues pour formules magiques en vue de s’assurer de la félicité !
Ainsi l’homme, par son aspiration, impose sa volonté au ciel. Il n’y a rien qui repousse plus la pensée de l’Esprit que l’aspiration humaine ; l’homme religieux réduit les grandeurs de Dieu à sa hauteur, il recherche même à ce que Dieu confirme ses propres pensées qu’il a de Lui ! Ézéchiel dit du roi de Tyr : « … Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu… ! » Ézé 28:2. L’homme veut s’emparer de Dieu, c’est le désir suscité par Satan excitant l’orgueil de la connaissance : « … Dieu sait, que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal… ! » Gén 3:5. Nous savons qu’Adam et Ève ont aspiré charnellement à des choses qui devaient leur être divinement inspirées et ce mélange de pensées et de semences spirituelles et humaines produisit la chute.
Adam est tombé, mais du dernier Adam Paul nous dit : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ qui n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes… ! » Phil 2:5-7. Jésus était la Divinité dans le Fils. N’a-t’il pas connu toutes les tentations du diable l’incitant à être Dieu sur la terre, pour le détourner de la mort sur le bois du Calvaire, ignominieuse pour lui et rédemptrice pour nous ? « Si tu es fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains… ! » Matt 4:3, dit le diable ; « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne… ! » Jean 6:15 ; « Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus répondit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Il n’y a de bon que Dieu seul… ! » Luc 18:18-19. Le diable, les juifs, jusqu’à ses disciples, l’incitèrent « à faire de Dieu une proie à arracher d’être égal à Lui ». Mais Jésus fut éclatant par son anéantissement alors que d’un seul mot de sa bouche soixante-douze mille anges pouvaient faire disparaître en un clin d’œil ses adversaires, le prétoire et le sanhédrin. Pouvons-nous réaliser dans nos esprits ce comportement de Jésus ? Et ce miracle d’amour à cause de nous n’a d’égal que la patience de Dieu pour nous, en ce que, par l’apôtre Paul, Dieu nous apprend que nous pouvons avoir en nous : « Les sentiments mêmes qui étaient en Jésus Christ… ! » Phil 2:5.
C’est pourquoi, malheur à nous si nous aspirons à des choses avant l’heure de Dieu, ou à des choses qu’il n’est pas dans Sa volonté de nous donner, ou à d’autres qu’Il juge inutiles pour notre salut ou même dangereuses à cause de notre orgueil. Les buts de ces demandes peuvent être louables, mais cela peut cacher des motifs secrets selon la chair. Comme l’ambition pour les choses du monde, dans les choses du Seigneur, l’aspiration à demander des miracles, des guérisons, des prodiges, peut correspondre à la recherche d’un pouvoir personnel qui est loin d’être inspiré en vue de la gloire de Dieu, et qui contribuerait à la satisfaction de la chair.
Ainsi, pour ce qui regarde les enseignements des Écritures, une ligne de sagesse de la part de Dieu nous est donnée. Celui qui aspire à la connaissance de Dieu plus qu’à Dieu Lui-même, finit par glisser loin de la saine doctrine. Mais l’Esprit nous garde de cette voie malsaine de Sa connaissance. Nous n’avons pas foi dans la connaissance de Jésus, mais nous avons foi en Jésus par Sa connaissance.
Veillons à ne pas être séduits par les extrêmes, demeurons sur la voie médiane. Beaucoup d’enfants de Dieu ont pensé que, comme « l’Onction est en eux », alors c’est parfait, il n’y a plus besoin de prédications ni de prédicateurs, ou tout au plus des prédications sans prédicateurs, car « l’Esprit nous enseigne… ! » À ces personnes s’appliquent ces paroles : « Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plait, il s’irrite contre tout ce qui est sage … ! » Prov 18:1, et en plus, c’est l’éclatement du Corps de Christ, qui est servi par les ministères de l’Esprit ! Ces chrétiens n’ont tout simplement pas compris le travail que fait l’Onction en nous ; il est écrit que l’Onction nous enseigne, mais ne nous prêche pas, ce sont les prédicateurs qui prêchent, et l’Onction qui en reçoit les prédications les pense et les filtre pour retirer le sens divin de l’enseignement de la Parole. Si la soif et l’humilité ne se trouvent pas dans les cœurs pour recevoir ces choses instituées par Dieu, cette voie mène à la mort où au mysticisme.
Par l’inspiration, l’élu reçoit ce qui vient d’en haut et s’y conforme. Chaque fois que l’Église a été restaurée, elle l’a été par la Parole restaurée inspirée par la rosée de l’enseignement. Dieu a envoyé des prophètes, des réformateurs et des docteurs pour apporter la Parole « non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’inspire l’Esprit, exposant les choses spirituelles dans un langage spirituel … ! » I Cor 2:13 (Version Synodal). Voilà la nourriture inspirée pour l’Épouse de Christ !
Mais la démangeaison d’entendre des points de vue théologiques et intellectuels ont fait fuir ce qui est inspiré, l’Esprit de Révélation s’en est allé ailleurs, et en même temps plus avant dans la Parole suivie chaque fois par les élus de l’âge. Certes on enseigne bien des choses spirituelles, des textes des Écritures, mais ces choses spirituelles sont communiquées par un langage charnel qui ne correspond plus spirituellement aux choses qu’il apporte. Ce sont des choses d’en-haut avec un langage d’en-bas ; des vérités écrites par le Saint-Esprit mais enseignées par un mauvais esprit, un langage humain adapté au siècle présent, et bien sûr à moyen humain résultat humain. Cela ne ressemble plus à l’Esprit de la Parole et de la vraie Église. Ce sont toujours des mots de la Bible, mais arrangés par l’esprit de l’Antichrist. Le résultat de tout cela, c’est la désobéissance et la voie de la mort.
Comment peut-on obtenir dans sa vie ou dans le ministère un fruit spirituel pour l’éternité si l’on bâtit avec des moyens humains, avec la sagesse humaine et non sous l’inspiration de la grâce ? « …Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle… ! » Gal 5:7-8. Ceci est vrai dans ce que je reçois comme dans ce que j’apporte à autrui, si je prêche un Evangile selon la chair j’aurai un grand nombre de chrétien… mais « mélangés » ; si je prêche la Parole selon l’Esprit de Dieu il n’y en aura qu’un tout petit nombre, un ou deux par ci, deux autres par-là, mais ce sera des « nés d’en haut », des disciples de la Parole instruits du Royaume. L’élu peut connaître la disette sur cette terre, mais s’il lui arrive de manquer de l’inspiration dans sa méditation de la Parole, il en est affligé comme si sa vie même le quittait.
La Parole de Dieu n’est pas un livre comme tous les autres livres, c’est un « Livre-autre » et nous aussi nous devenons autres quand nous devenons un avec lui. Par la Révélation que l’on reçoit de la Parole, nous devenons un seul langage avec elle, nous sommes devenus Parole. La Parole est une épée de l’Esprit contre les puissances et les attaques démoniaques dans les lieux célestes. Des multitudes de livres de ce monde nous font savoir ce que l’on pourrait faire ou être en vue de s’améliorer dans ce monde, mais seul le Livre de la Parole de Dieu fait que non seulement nous savons ce que nous pouvons, mais aussi nous pouvons ce que nous savons !
Le faux christianisme a conduit des multitudes d’âmes déçues dans toutes sortes de systèmes, de ce monde jusqu’au spiritisme parce que des générations d’hommes ont apporté l’Évangile sans l’Esprit et la Vie de l’Évangile. Remarquez que les mots « spirituel » et « spirite » ont la même racine, pourtant la différence entre eux est aussi grande qu’entre le ciel et l’enfer. Sans le sang de l’Agneau et le discernement de l’Esprit-Saint, il est vite fait de passer de l’un à l’autre, cela se ressemble et pourtant l’abîme les sépare ! Ce qui est spirite est la contrefaçon de ce qui est spirituel, qui seul est l’original qui vient de Dieu et nous ramène à Dieu. Car ce qui est le plus ancien ce n’est pas le spiritisme, c’est le spirituel. Le spiritisme est venu ensuite en tant qu’une des conséquences de la chute de Satan. C’est pourquoi Jean exhorte, les fils de Dieu : « Ne vous fiez pas à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu… ! » I Jean 4:1.
Il est nécessaire d’avoir l’inspiration pour recevoir le sens et la puissance de la Parole de Vie. Paul expose aux Corinthiens quatre voies par lesquelles la Parole est apportée à l’Eglise de Christ : « … Par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie ou par doctrine… ! » I Cor 14:6. C’est ainsi que le corps de Christ doit être nourri, il n’y a pas seulement que la connaissance, que la prophétie ou que la doctrine, il y a et l’un et l’autre selon les nécessités des élus, afin de ne pas partir à la dérive. Le Corps de l’Église est ainsi nourri d’une Parole dispensée dans la diversité.
Plusieurs se demanderont : Quelle est la place de l’inspiration dans la doctrine et la connaissance ? Pour la doctrine qui consiste en des passages cités de la Parole, est-il besoin d’une inspiration particulière ? Certes, pour ce qui regarde la révélation et la prophétie, nous savons que l’inspiration dans ces choses est totalement en analogie avec la Parole écrite ; mais en ce qui concerne la doctrine ? Mais si, précisément ! Car enseigner la doctrine n’est pas une question de mémoire ou de citation de versets, il n’y a rien d’autre à dire que ce que dit la Bible en ce cas, pourtant l’inspiration a sa place ici. De toute façon il y a une chose importante concernant la connaissance, la révélation ou la doctrine, c’est que tout soit apporté sous l’onction !
À Nazareth, Christ ouvrit le rouleau d’Ésaïe et lut : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour amener une bonne nouvelle aux pauvres… pour guérir ceux qui ont le cœur brisé… pour renvoyer libres les opprimés… pour publier une année de grâce du Seigneur… ! » Luc 4:18-19. Cela n’est pas une révélation nouvelle ni pour Jésus ni pour les juifs, c’est la doctrine du prophète, mais en quoi est-elle inspirée ? D’abord ce passage a été dit sous l’onction et il est inspiré en ce qu’il a été lu selon les besoins du moment, à l’endroit voulu et aux oreilles des personnes qui devaient l’entendre à ce moment-là ! C’est pour cela que Christ peut dire en ce qui le concerne « aujourd’hui, cette parole que vous venez d’entendre est accomplie… ! » Luc 4:21.
Combien de fois, n’ai-je pas prêché moi-même sur ce passage de l’Écriture autrefois lors des réunions d’évangélisation. Les résultats escomptés n’étaient pas toujours ceux auxquels nous nous étions attendus, bien qu’il y ait eu souvent sujet de rendre grâce à Dieu pour le travail de Sa lumière et de Sa puissance dans les vies, à Sa seule gloire. Ainsi un jour, dans une petite cuisine d’une ville du Sud-ouest, je fus appelé à visiter une jeune femme chrétienne qui était tourmentée dans tout son être. Tout à coup, je me sentis contraint par l’Esprit du Seigneur à lire ce passage de Luc cité plus haut concernant la délivrance des captifs, et de terminer par ces paroles : « aujourd’hui, cette Parole est accomplie ! ». Et cette Parole devait s’accomplir pour cette femme ! À l’heure même le démon de la dépression qui la tenait liée depuis quinze ans la quitta, elle connut alors le vrai repos, c’était le moment de Dieu ! Par son Inspiration, Il donna ces Paroles dans leur Puissance. Plus tard, je relus souvent ce passage en d’autres circonstances, le résultat fut différent ; mais que vienne l’inspiration et il en sort quelque chose ! Il est souvent plus difficile de connaître la Volonté de Dieu que de la faire ! La Main et la Bouche de Dieu doivent agir en même temps et l’inspiration nous introduit dans ce temps précis !
Pour ce qui regarde les doctrines que les hommes ont forgées, une grande chose a manqué : si l’on avait cherché à utiliser les Écritures non avec notre propre intelligence, mais avec l’inspiration par laquelle elles nous sont parvenues, il n’y aurait pas tous ces statuts et ces dogmes d’églises découpant la Parole de Dieu. Cela aurait gardé les prédicateurs non seulement de fausses révélations et doctrines à côté de la Bible, mais aussi des fausses compréhensions et interprétations de la Parole elle-même. L’apôtre dit : « Qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée du Christ… ! » I Cor 2:16. De même que l’Esprit intercède pour nous parce que « c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints… ! » Rom 8:27, de même Dieu interprète Sa Parole par Son Esprit en nous, l’inspiration donne la Révélation. Une révélation dans l’Écriture, c’est la compréhension donnée par l’Esprit de Dieu ; c’est le sens reçu d’un ou de plusieurs versets qui nous échappent. Il ne s’agit pas de comprendre les versets selon la lettre, mais de recevoir par l’Esprit de Dieu le lien de compréhension spirituelle qui les relie par le même sens qui les traverse. Les versets de la Parole deviennent un par la Révélation qui les unit.
Selon les âges de l’Église comme selon les besoins individuels des élus, beaucoup de Paroles des Ecritures peuvent avoir un ou plusieurs sens, c’est l’évolution dans la révélation ! Cela ne sort en aucun cas de l’Ecriture, au contraire ce sont les richesses du sous-sol de la Parole mises à jour. Par l’inspiration, la Parole devient « la Sagesse infiniment variée de Dieu… ! » Éph 3:10, reçue et publiée par l’Église aux dominations dans les lieux célestes ; elle s’enrichit d’une variété de sens par des révélations diverses, mais jamais divergentes. Par l’Esprit de Révélation, une Parole de l’Écriture donne richesse sur richesse, comme une seule graine de Kéfir qui, plongée dans l’eau appropriée, se multiplie à l’infini.
L’inspiration fait que la Parole soit à la fois toujours stable et toujours en mouvement. C’est pourquoi on ne peut pas, on ne doit pas, faire d’une interprétation, ou d’une révélation authentique de la Parole, une doctrine ou un article de foi, du fait que l’inspiration peut en donner plusieurs lumières ou en donner un éclairage nouveau. Cela bouge sans cesse, c’est pour cela qu’il faudrait toujours apporter quelque chose de nouveau à un dogme ou à une doctrine et c’est ce que les dirigeants d’églises ne veulent pas. Alors, l’Esprit qui éclaire s’en va plus loin, avec les élus après lui. Une vérité spirituelle que l’on détient nous échappe chaque fois pour nous obliger à la suivre et à ne jamais nous arrêter jusqu’à ce que vienne le Parfait ! C’est pourquoi il est autant antichrist de faire des doctrines et des statuts à partir d’authentiques révélations, que d’en faire à partir de fausses révélations. Il y a des vérités éternelles qui ne changent pas, comme Dieu Lui-même, mais il n’y a jamais de conclusion aux révélations du Saint Esprit, ce n’est jamais fini, Dieu est infini, le fond des profondeurs de Dieu est toujours plus bas, il n’y a rien de définitif.
C’est le moment de recevoir une des grandes paraboles de l’Ancienne Alliance : « Le lézard que l’on peut prendre avec les mains… pénètre dans les palais des rois… ! » Prov 30:28. Écoutez ce que cela signifie pour nous : Un homme attrapa un lézard avec la main et il fut tout heureux de l’avoir saisi tout entier, mais la queue se détacha et le lézard s’enfuit par des fentes qu’il connaissait entre les pierres, et l’homme resta là avec un bout de sa queue dans les mains, mais il ne put suivre le lézard qui, lui, était dans le palais du roi. Les doctrines des hommes, c’est cette queue de lézard : ils croient tout savoir, tenir la Vérité tout entière, mais elle leur échappe et entre dans le Royaume avec les élus qui l’aiment et la suivent, tandis que ceux-ci restent dehors dans les ténèbres avec un bout de Bible dans les mains !
La Parole de Dieu ne change pas et pourtant il y a toujours autre chose, privilège redoutable et joie ineffable pour l’homme inspiré, qui la médite jour et nuit dans son cœur. L’élu va de lumière en lumière, de profondeur en profondeur, jusqu’au jour où il verra son Seigneur face à face. Ce jour-là, la connaissance fera place à l’adoration, et la révélation à la contemplation de Sa Face.
Que ce soit dans la persécution ou la séduction, comme dans l’édification du corps, l’inspiration est présente. « … Quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous… ! » Matt 10:19-20. Dans ce temps de la fin, l’Épouse de Christ qui se prépare au retour du Seigneur a de plus en plus besoin d’être inspirée dans son discernement afin de se frayer un chemin à travers toutes les séductions. Nous savons que la première des choses qu’a perdue l’église primitive ce n’est pas la puissance, mais le discernement ! Le Christ nous apprend que plusieurs au jour du Royaume l’appelleront : « Seigneur, Seigneur ! … Nous avons chassé des démons, guéri des malades, fait des miracles en ton nom… ! » Pourtant ceux-ci ne faisaient pas la Volonté du Père et ils étaient iniques, tout en étant cependant en bénédiction pour les autres ! Matt 7:21-23.
Dans le premier âge d’Éphèse, l’Église possédait le discernement de la Parole ; il est dit d’elle : « … Tu ne peux supporter les méchants et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs… ! » Apo 2:2. Le Seigneur a toujours fait éclater Sa Puissance aux yeux des païens pour manifester Sa Présence et confirmer Sa Parole, mais faute de veiller, les yeux de l’église se sont obscurcis jusqu’à ne plus voir ses propres ténèbres, il en est de même aujourd’hui.
Lors de la captivité à Babylone d’une grande partie d’Israël, le petit reste du peuple qui était resté à Jérusalem souffrait autant spirituellement que physiquement. Jérémie nous apprend que Sophonie était établi sacrificateur selon l’ordre de l’Éternel et il y avait au-dessus de lui dans le service du temple « … des inspecteurs pour surveiller tout homme faisant l’inspiré et se donnant pour prophète, afin de le mettre en prison et dans les fers… ! » Jér 29:26. Nous savons que tout au long de l’histoire des Hébreux il n’a jamais manqué de faux prophètes ou même de faux messies, aussi Schemaeja en avait-il profité pour écrire au sacrificateur Sophonie, et de faire taire Jérémie, et de l’enfermer dans le cachot. Le malheur, c’est que les vrais prophètes comme les faux étaient réduits au silence. Comme en ces temps-là, la Révélation dérange la chrétienté d’aujourd’hui ; elle repousse les lumières qui lui sont données et tue par la langue les hommes inspirés qui les apportent. Cela n’a pas changé dans les églises dénominationnelles. Il y a des prédicateurs avec de l’expérience secondés par des anciens, l’œil aux aguets, prêts à éteindre messages ou révélations prophétiques qui seraient apportés pour quelques-uns que Dieu lèverait dans son peuple.
L’Inspiration de l’Esprit est la première des choses qui a été combattue par le diable et par les hommes, mais c’est aussi la dernière qui prévaudra contre les ténèbres de la séduction finale. L’Épouse de Christ soupire après cela. Pas étonnant que le diable ne puisse aimer cela et qu’il trouve autant de personnes dans l’église qu’en dehors, pour la combattre. L’Esprit de la Parole révèle aussitôt qui a une religion ou qui a la vie de l’Esprit ! Car la Parole inspirée est goutée par l’esprit de l’homme intérieur, mais n’a rien à donner à l’homme extérieur. L’homme extérieur se détruit de jour en jour du fait que l’homme intérieur se nourrit, prend des forces, et ainsi se libère en se maintenant dans la lumière.
Tout ce qui susceptible de nous garder debout malgré notre faiblesse jusqu’au retour du Seigneur est de nature céleste. L’Écriture nous parle d’un « homme qui fut ravi jusqu’au troisième ciel… lorsqu’il fut entré au Paradis, il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer… ! » II Cor 12:2-4. De son côté, Paul nous dit que « seul Dieu possède l’immortalité et qu’il habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir… ! » I Tim 6:16. Ces choses se situent au-delà de l’homme et cependant il est appelé à les connaître, à y entrer pour l’éternité en vertu de la Rédemption et de l’Élection. Ces choses célestes, ces paroles ineffables et ces réalités insondables, composent le Royaume des cieux que le Christ nous enseigne afin que nous croyions ces choses spirituellement, et que non seulement nous y croyons, mais aussi que nous appartenions aux choses que nous croyons et qu’elles travaillent dans notre vie.
Ce Royaume consiste en mystères révélés pour nous. Jésus en connaît le sens et la profondeur, Il sait et Il peut parler des choses de là où Il est venu et vers où Il est retourné ! Mais à cause de la faiblesse de notre entendement, Il a parlé en paraboles, Il a comparé les choses célestes à des choses terrestres, les choses que Dieu voit à des choses que nos yeux peuvent voir : à des ceps, des semences, des filets de pêche et des perles. Jésus était la Divinité cachée dans un corps de chair, il en est de même pour les choses de Dieu, Jésus les a apportées revêtues de formes terrestres, ce sont les paraboles. Les paraboles, c’est le corps des pensées divines ; à chaque mystère est donné le corps imagé qui lui est propre.
Jésus fils de l’homme, c’était Dieu en Parabole, mais Parabole réelle de chair et de sang et cela pour un temps. Jean nous dit, « … Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nous avons touché de nos mains, concernant la Parole de vie… ! » I Jean 1:1, et cette vie c’était Christ dans Sa chair. Mais Paul déclare ensuite : « Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; et si nous avons connu Christ selon la chair (parlant de certains apôtres et disciples qui Le connurent de son vivant sur la terre), maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière… ! » II Cor 5:16. En effet continuer à Le connaître dans la chair et le sang, c’est connaître Christ « selon la lettre et non selon l’Esprit ». De même, le Royaume des cieux en paraboles, c’est le connaître selon la lettre ; mais grâce à l’Inspiration, ce que nous touchions du doigt nous le touchons maintenant par l’Esprit. Nous voyons à l’intérieur, ce qui nous permet, de l’intérieur, de comprendre ce qui nous entoure.
Christ s’est laissé crucifier dans sa chair pour libérer son Église élue, née de Lui, afin qu’elle puisse voir son Sauveur et son Epoux, de même les mystères du Royaume des cieux sont dépouillés de leurs corps de paraboles aux yeux spirituels des prédestinés inspirés. À ce moment, dans l’élu, l’Onction qui enseigne dégage la profondeur céleste de la Parabole et la reçoit telle qu’elle est chez Dieu Lui-même !
Cela se passe maintenant à la fin de l’âge du christianisme alors que la deuxième venue de Jésus est imminente, comme cela s’est passé à la fin de l’âge de la Loi, juste avant que Sa première venue soit tout accomplie, avant la crucifixion. Les disciples qui l’écoutaient lui dirent : « … Voici, maintenant tu parles ouvertement, et tu n’emploies aucune parabole. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n’as pas besoin que quelqu’un t’interroge ; c’est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. Jésus leur dit : Vous croyez maintenant… ! » Jean 16:29-31. Il faut attendre la fin des temps pour connaître les choses qui sont dès le commencement, il nous a fallu aussi attendre jusqu’à cet âge que nous vivons pour recevoir les grandes lumières sur l’Épouse de Christ, sur la Divinité, sur Satan, sur l’origine et la fin de toutes choses selon ce que Dieu a bien voulu nous accorder. Heureux celui qui soupire après la Rosée de l’Enseignement du Saint Esprit. L’Inspiration est la respiration de l’Église. Quand Dieu inspire, l’Église respire, c’est sa vie, la vie de l’Épouse du Seigneur.
Ce qui est grand, c’est que Dieu met toutes ces choses précieuses et glorieuses dans la bouche et les mains des Siens alors que, quelque soit l’homme authentique de Dieu qui parle, toute communication de l’Esprit subissant inévitablement une altération, due à la faiblesse humaine qui est son partage ; mais l’Esprit a ce glorieux service en nous de reproduire la Pensée originelle telle qu’elle est sortie de Dieu en éliminant toute trace humaine. Dieu nous la fait penser comme Il l’a pensée Lui-même.
Le Sage nous dit : « Toutes choses sont en travail au-delà de ce qu’on peut dire ; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre… ! » Ecc 1:8. Quand on sait que les choses qui sont en bas sont l’ombre et l’image des choses célestes, grands sont les mystères de Dieu à l’égard de ceux qui tremblent à l’écoute de la Parole et qui se réjouissent profondément en Celui qui l’a inspirée et la révèle !
Seigneur, nous Te bénissons de nous avoir assisté dans tout ce qui a été dit. Nous avons besoin de sortir de nous-mêmes pour entrer dans les choses glorieuses de Ta Parole, et Tu nous as montré quelques lumières de Ta Lumière, dans ces ténèbres du temps de la fin. Garde-nous dans la sagesse et aide-nous à appliquer dans nos vies ces profondeurs et ces puissances spirituelles afin que Ton Épouse bénie puisse être prête pour le grand jour de Ta Venue. Merci Seigneur, pour la foi et la connaissance de l’Esprit, et tiens nos yeux fixés sur Toi ! Amen.