Les églises ne veulent pas croire à ce cri adressé à l’Église de Laodicée : « Tu ne sais pas que tu es… pauvre, aveugle, et nu… ! » Apo 3:17. Si au moins elles reconnaissaient qu’elles sont aveugles, elles recevraient la vraie Lumière et leurs péchés de dénomination et de mondanité seraient enlevés ; mais non, elles veulent marcher chacune selon sa propre lumière, ses propres crédos.
Alors, il leur arrive ce que dit le prophète : « Voici, vous qui allumez un feu et qui êtes armés de torches (lumière de vos statuts et doctrines), allez au milieu de votre feu et de vos torches enflammées : c’est par ma main que ces choses vous arriveront, vous vous coucherez dans la douleur… ! ». Ésaïe 50:11. C’est la tribulation, c’est là que se couchera Rome et toutes ses filles, qui sont sorties d’elle hier et qui y retournent aujourd’hui. C’est la destinée de Jézabel : « Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation sur ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de ses œuvres … ! » Apo 2:22.
Jésus est venu pour sauver les hommes, mais en même temps ce salut tourne en jugement pour ceux qui le refusent. Non pas un jugement appliqué, mais un jugement prononcé maintenant ! C’est au dernier jour, devant le Trône blanc, que tout sera réglé ! « Je suis venu dans ce monde pour un jugement, dit Jésus, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles… ! » Jean 9:39.
Satan n’aime pas la Lumière, il n’aime pas être révélé, les démons non plus, surtout les démons religieux. Ce sont eux qui ont inspiré les hommes à faire de l’Évangile une religion, du corps de Christ un corps mort, ayant à sa tête un « saint homme » ou des groupes d’hommes qui dirigent. L’esprit de l’homme a remplacé l’Esprit de Dieu ; la Parole est demeurée comme autrefois, mais elle n’a pas plus de vie qu’une encyclopédie : cela intéresse une foule de gens, mais quand la Révélation donne la Vie à ces Paroles, on préfère les réunions tranquilles, la tradition hebdomadaire.
Les ténèbres et la Lumière se sont rencontrées dans une synagogue de Capernaum : ce fut violent, il y eut des cris : Marc 1:23-28. Ce démoniaque était là chaque sabbat, son petit bonnet sur la tête, son châle de prière, et le démon en lui. Il chantait les psaumes, priait pour la venue du Messie, écoutait la Loi et les Prophètes, disait amen, et le démon se tenait tranquille, rien ne le tourmentait. C’était un démon religieux. Il y en a des légions aujourd’hui ! Jésus entra, il n’eut rien à dire, aussitôt le démon cria ! « Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre ! Je sais qui tu es, le Saint de Dieu… ! » Tous sont étonnés, ils disent : « C’était un si bon frère, si zélé pour le Seigneur, qu’est-ce qui lui prend ? C’est tout juste si certains n’ont pas traité Jésus Lui-même de démon qui vient troubler la bonne marche de l’église ! C’est l’attitude de la plupart des chrétiens et des pharisiens d’aujourd’hui en face de la Révélation de cet âge. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil !
Bien souvent ce que l’homme détruit ne doit pas être détruit (la nature, la conscience, la famille), mais quand la Révélation de la Parole détruit quelque chose, c’est que cela doit être sûrement détruit, car Dieu ne construit pas quelque chose que Sa Parole détruit. Tous les systèmes des dénominations religieuses tomberont devant le Royaume qui vient ! « Regardez, elle va tomber, la pierre qui écrasera tout… C’est une grande montagne qui remplira la terre… ! » Dan 2:35. En attendant, il rend cela évident aux yeux des élus par les prophètes-messagers de chaque âge. Cela est vrai, Satan est capable de laisser faire des doctrines de la Bible qui sont exactes quant à la lettre, et cependant de faire régner les ténèbres totales sur la Révélation de Jésus-Christ donnée à l’Église !
Voyez la doctrine sur la justification par la foi, sur la sanctification, sur le baptême de l’Esprit, sur l’unité de Dieu, sur le retour de Jésus et autres : ces doctrines, dans la lettre cela cadre bien, c’est la Parole, mais qu’est-ce qui arrive ? Les églises s’attachent à ces choses qui les particularisent, cela devient leur « point fixe » et elles n’en bougent plus ! Alors le diable vient, il y met le temps et il a de l’expérience, il en retire l’Esprit de Vie, il vide ces doctrines de la Révélation et leur laisse un squelette !
Et qui peut dire que dans ces belles Vérités, il y a un esprit mort ? Qui a pu dire, à Babylone, que dans les coupes d’or et d’argent de l’Éternel, il y avait du vin étranger ? Dan 5:1-4. Qui, si ce n’est un prophète averti par « Celui qui révèle les secrets », Daniel ? Qui peut croire que dans ces belles églises l’esprit de l’erreur et l’esprit de la vérité entremêlent leurs racines et leurs branches ? Qui donc, si ce n’est l’élu qui a le témoignage de Jésus ? Et le « témoignage de Jésus est l’Esprit de la prophétie… ! » Apo 19:10.
C’est maintenant que nous comprenons cette Parole : « Nul ne peut dire Jésus est le Seigneur, si ce n’est par le Saint-Esprit… ! » I Cor 12:3. Notez ceci, « par le Saint-Esprit » ! Parce qu’il y a une différence entre prononcer le nom de Jésus « par le Saint-Esprit » et le prononcer « par la foi ». Tout le monde peut invoquer Dieu par la foi, les païens, n’importe qui ! Quiconque croit invoque le Nom de Jésus, et Dieu donne à celui qui demande dans la foi, sans considérer qui est celui qui demande. Pourquoi ? Parce que « Dieu est amour » !
Voyez, cette cananéenne n’avait aucune part aux promesses ni à l’Alliance, elle était non-juive, païenne. Jésus le lui dit d’ailleurs : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la Maison d’Israël…, il n’est pas bon de prendre le pain (les promesses de la Loi et des prophètes) des enfants (Israélites) et de le donner aux petits chiens (non-Israélites) … ! » Matt 15:21-28. Mais elle va au-delà de tout. Sa foi est telle que Jésus dit : « Femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu veux ». Et sa fille fut délivrée du démon ! Elle n’est pas fille d’Abraham. Tant que la croix n’a pas été dressée, la Grâce n’est pas parvenue aux nations : ainsi, vous voyez, non pas sur la base de la conversion, mais sur la base de la foi tout court, le Seigneur fut obligé d’honorer Son Nom en exauçant la foi de cette femme qui criait ! Il répond à la foi !
Il se passa la même chose avec le centurion romain. Il était étranger aux Alliances de la Promesse en tant que non-juif, mais son serviteur fut guéri. Jésus fut étonné et déclara, « même en Israël, je n’ai pas trouvé une aussi grande foi… ! » Matt 8:5-13.
Cela est vrai, n’avez-vous jamais vu cela ? Des gens qui n’ont jamais connu Dieu entendent une seule fois l’Évangile, ils s’approchent : ils sont malades, ils croient et les voilà guéris, et ils s’en vont et on ne les voit plus.
Ou alors, ils sont baptisés et il se peut que ni l’un ni l’autre n’aient reçu la nouvelle naissance d’en-haut, tout cela est sur la base de la foi ! La prédestination lève son voile !
Prononcer le Nom de Jésus par la foi, c’est donné à n’importe qui, mais dire « Jésus est le Seigneur » par le Saint-Esprit, cela n’est donné qu’aux élus ! Connaître que Jésus est « Jéhovah », cela n’est donné qu’à ceux qui peuvent comprendre par le Saint-Esprit, c’est la part de l’élection.
Qu’est-ce qui se passe lorsqu’un élu prononce le Nom de Jésus avec la lumière de l’Esprit ? Tout cela est spirituel là-dedans et l’Écriture nous ouvre les yeux à ce sujet : « Quiconque prononce le Nom de Jésus, qu’il s’éloigne de l’iniquité… ! » II Tim 2:19.
Voyez, il ne s’agit pas de dire « Seigneur, Seigneur », il y a une sanctification, une mise à part loin de quelque chose : de l’iniquité. Mais maintenant, regardons bien de quelle iniquité il s’agit : ceci est important. Il ne s’agit pas de l’impudicité, de l’impureté de la chair, non, ce n’est pas cela ! Il n’est pas dit « qu’il s’éloigne de l’impureté », mais « de l’iniquité ». Vous voyez, l’iniquité, c’est le contraire de la vérité ! Ce n’est pas d’une souillure de la chair qu’il faut se séparer, mais d’une souillure de l’esprit ! Qu’on lise ce qu’il y a avant et après ce verset et l’on voit que cette « iniquité » consiste en des fausses doctrines, des discussions folles, des fausses interprétations ! Il est parlé d’enseignants prêchant que la résurrection était déjà arrivée ! En un mot, l’iniquité des dénominations dans leurs statuts, leurs confessions et leurs dogmes, ce sont des pièges de Satan !
Ainsi, prononcer le Nom de Jésus par l’Esprit, c’est s’éloigner de l’iniquité, c’est discerner l’esprit de dénomination qui est un esprit de démon, c’est appeler la Révélation par Son Nom, Jésus-Christ le « Sauveur Oint », et se tenir à l’écart de toute iniquité dénominationnelle, œcuménique, avec ou sans manifestations « surnaturelles ».
Le texte dit « quelques-uns eurent la foi renversée ». Mais les élus ne peuvent être séduits : Dieu garde les élus par Sa Connaissance qui est en eux et ce qu’ils sont en Lui, et cela dès le commencement. « … Parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le Salut, par la sanctification de l’esprit et par la foi en la Vérité… ! » II Thess 2:13.
Dans la confusion qui grandit et la séduction de plus en plus « évangélique », de Rome au Pentecôtisme dénominationnel, il n’y a rien, rien de visible, rien de palpable pour que l’on puisse dire que « cela c’est faux » et « cela c’est juste » ! Absolument rien ne peut nous le montrer, c’est le discernement dans Sa Connaissance qui nous le révèle ! Le discernement, c’est l’attribut de l’élu !
Il y a une Vérité éternelle gravée dans le Rocher des âges. Le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : « le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent » : II Tim 2:19. Dieu connaît ceux qui lui appartiennent : beaucoup connaissent Dieu, mais Dieu ne les connaît pas ! Ils le connaissent dans ses effets, ses bénédictions et ses manifestations, ce qui n’empêche pas Dieu de les exaucer, c’est la Loi de la foi ! « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » : Matt 5:45.
L’ivraie et le froment y trouvent leur compte, il bénit l’une et l’autre, ce qui n’empêche pas l’ivraie de rester ivraie (non-élu) et le froment de rester froment (élu). Il exauce celui qui n’est pas né de nouveau comme le converti, sur la base seule de la foi, sans tenir compte de la Rédemption qui repose uniquement sur la base de l’élection !
Dieu est ainsi, « il est bon pour les ingrats et pour les méchants », dit l’Écriture : Luc 6:35. Mais il en est différemment de ceux qui le connaissent par une Révélation spirituelle ! L’apôtre Paul écrit aux rachetés de Galatie : « … Maintenant que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu… ! » Gal 4:9. Saisissons tout le sens de cette phrase, nous découvrons là le dessein de Dieu. L’apôtre écrit : « à présent que vous avez connu Dieu… » et l’Esprit lui ouvre l’intelligence sur un mystère et il poursuit : « ou plutôt que vous avez été connus de Dieu… » !
Spirituellement parlant, ce deuxième membre de phrase est aussi éloigné du premier que l’orient de l’occident ! Mais ce verset vaut plus que l’or d’Ophir ! N’importe qui peut connaître Dieu, mais, il n’y a que les élus qui sont connus de Dieu ! Il nous connaît avant que nous le connaissions, au même titre d’ailleurs que « … pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier… » I Jean 4:19. Cela a jailli du choix éternel de Dieu !
Jésus nous montre quelle est la catégorie de ceux qui connaissent Dieu, mais ne sont pas connus de lui : « … Nous avons prophétisé par Ton Nom… chassé des démons par Ton Nom, fait des miracles par Ton Nom… », diront les uns au Jugement dernier ; « …Tu as prêché dans nos rues et nous avons mangé et bu devant toi… » ! C’est vrai, beaucoup le dimanche matin vont prendre leur culte, pour dire leur louange, pour écouter la méditation, et pour prendre la Sainte Cène, mais en entendant une Parole sans la Révélation prophétique ! La recherchent-ils ?
Ces personnes n’ont pas la Révélation, elles connaissent le Seigneur, mais elles sont attachées sous des crédos, des systèmes, des dénominations religieuses ! Elles peuvent connaître le Message de l’Épouse de Christ et même le prêcher : Elles ont le message, mais pas l’Esprit de l’Épouse. C’est vrai ! L’Évangile est tombé sur l’ivraie et le bon grain dès le début, ainsi chaque message des prophètes-messagers du premier au dernier, tombe aussi sur la vraie et la fausse Épouse. Comme il ne peut y avoir qu’une seule Épouse, l’autre n’en est donc pas une, cette dernière ne saurait vivre sans s’organiser de nouveau ! On n’a pas tout enlevé le levain de Rome pour la Pâque !
Tous ceux-là disent « Seigneur, Seigneur… ». Mais que leur dit le Seigneur ? Aux uns : « … Je ne vous ai jamais connus … ! » Matt 7:23. Aux autres : « … Je ne sais d’où vous êtes… ! » Luc 13:25. Tous ceux-là connaissent Dieu, mais ne sont pas connus de Dieu et cela dès l’origine, dans le dessein d’Élection de Dieu. Souvenons-nous du récit du semeur : Luc 8:5-8 ; Jésus, le semeur, ne les connaît pas… parce qu’il ne se souvient pas de les avoir semés lorsqu’il sortit au commencement des temps éternels, et détermina ses semences prédestinées !
Mais remarquez, autant les élus louent le Seigneur dans la joie indescriptible pour l’élection, autant les non-prédestinés n’ont pas le moindre sentiment de perdre quelque chose en refusant cette vérité glorieuse ! Si un élu faisait volte-face (nous savons que cela n’est pas possible autrement il ne le serait pas) ; celui-ci réaliserait ce qu’il perdrait et il serait dans la terreur, ce serait l’enfer dans son cœur ! Mais celui qui n’a pas reçu, comment peut-il regretter ce qu’il n’a jamais connu, ce dont il n’a jamais joui ?
On peut faire tout ce que l’on peut, connaître Dieu, connaître l’Hébreu et le Grec, faire de la théologie, rien à faire ! Il faut une Révélation de l’Esprit de la Parole ! Notre propre « piété » ne nous sert de rien ! « … Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde … ! » Rom 9:16.
Tout commence par une Révélation spirituelle de Dieu, il n’y a rien avant elle ni sans elle, tout part de là. Pour se repentir, il faut une Révélation ! Pour croire, se convertir, c’est une Révélation ! Pour aimer Dieu, le connaître, il faut une Révélation ! Pour être sauvé comme pour Lui obéir, faire Sa volonté, c’est encore par Révélation !
Alors, il y a une question qui se pose, pourquoi les gens religieux, les docteurs de la Loi, voulaient-ils tuer Jésus ? Il le dit lui-même : « Vous cherchez à me faire mourir, parce que ma Parole ne pénètre pas en vous … ! » ; « … Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma Parole » Jean 8:37, 43.
Les Israélites avaient reçu la Loi : « C’était l’ombre des choses à venir, mais la réalité est en Christ » Col 2:17. Et quand la réalité vint, ils furent éblouis, ils ne reçurent pas la vraie Lumière. Toute leur volonté, leur capacité de comprendre ne suffisent pas. « Ils ne peuvent écouter », « la Parole ne pénètre pas en eux » !
Les disciples dirent à Jésus : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? ». Jésus leur répondit : « Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu, et que cela ne leur a pas été donné… ! » Matt 13:11. Voyez, « ils ne peuvent écouter ma Parole parce qu’il n’y a rien en eux pour La recevoir » ! Notez bien cela, « il n’y a rien en eux pour La recevoir » !
Chez l’élu, il y a « quelque chose » pour comprendre les mystères ; chez le non-élu, ce « quelque chose » n’existe pas ! La Parole de Vie ne trouve pas « d’entrée en lui », car il n’a pas ce qu’il faut pour la recevoir, cette faculté n’est donnée qu’à l’Élection ! Cette « chose » qui reçoit l’Esprit et qui permet de comprendre, les prédestinés l’ont avant qu’ils ne viennent au monde. Ils sont élus dès la fondation du monde, puis portent cette faculté en eux dès la naissance physique et elle sera révélée par la naissance spirituelle, la nouvelle naissance, à l’écoute de la Parole de Dieu. Mais d’autres n’ont pas cette faculté.
Nous allons voir dans quelques instants que les prédestinés possèdent quelque chose que les non-prédestinés ne possèdent pas, et cela non seulement en naissant de nouveau, mais en venant au monde. Sans doute une pensée monte dans les cœurs : « Mais alors, comment s’appelle cette chose que quelques-uns ont et que d’autres n’ont pas ? ». Que Dieu nous aide, le Sang de l’Agneau est là pour nettoyer de toute pensée humaine la Révélation de Dieu qui est apportée.
Nous devons maintenant corriger une grave erreur avant d’aller plus loin pour comprendre ce qui suit. Une erreur qui s’est glissée au travers de toutes les églises et les crédos depuis le deuxième siècle après Jésus Christ, au sujet de l’immortalité de l’âme : l’Écriture nous dit le contraire et maintenant nous devons révéler ce qu’elle nous apprend : Ce n’est pas l’âme dans l’homme qui est éternelle, c’est l’Esprit ! Ne sautez pas en l’air et ne vous agitez pas : J’ai failli le faire moi-même lorsque j’appris la Révélation de la semence du serpent et des tourments qui ont une fin dans l’étang de feu, enseignés par le prophète de cet âge : maintenant cela va, nous l’avons compris !
Il y a beaucoup de versets pour cela. Celui qui cherchera, trouvera avec le secours de l’Esprit. J’ai consulté la volumineuse encyclopédie biblique de Reece au sujet de l’âme et de son immortalité : Il y a seulement cinq versets qui en parlent. En les lisant on s’aperçoit qu’ils ne sont pas pris dans leur bon sens, vraiment, et il n’y a rien qui indique l’immortalité de l’âme. Pour être honnête, j’ai même pris soin de les noter, ainsi vous pourrez voir vous-mêmes la chose : Ecc 12:9, Matt 10:28, Luc 12:20, I Cor 15:54, Apo 20:4. Mais voyez, l’Écriture montre que l’âme est mortelle : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra… ! » Ézé 18:4 ; « Ne craignez pas ceux (les hommes) qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui (le diable) qui peut faire périr l’âme et le corps… ! » Matt 10:28.
L’apôtre Jacques dit : « Le corps sans âme est mort… » ! Beaucoup ont confondu l’âme et l’esprit, là et ailleurs dans l’Écriture. Le traducteur Segond est un homme très instruit dans les langues originales de la Bible, mais dans ce verset, le Grec ne dit pas ainsi, il dit textuellement : « Le corps sans l’esprit (et non sans l’âme) est mort… ! » Jac 2:24. Bien sûr, le mot âme sonne mieux à notre pensée occidentale, mais c’est faux quand même ! Dans l’homme ce qui ne meurt pas, c’est l’esprit, tout le reste passe !
Maintenant, d’où vient cette doctrine de l’immortalité de l’âme ? Pour cela nous devons redescendre à peu près au cinquième siècle avant Jésus-Christ : Socrate, le philosophe grec, s’en alla à la recherche de pensées nouvelles en Égypte : là, il consulta les sages de l’Égypte et il apprit d’eux que l’âme est immortelle. De retour en Grèce, il enseigna cela à son disciple non moins connu Platon. Dans les siècles suivants, les théologiens grecs puis romains l’introduisirent comme dogme dans la chrétienté ; ainsi aujourd’hui, une erreur, une pensée irrégénérée s’est glissée dans les cœurs jusqu’à nous, comme la trinité d’ailleurs qui vient du même chemin ! Cette erreur donc était égyptienne, après la confusion de Babel, elle passa ensuite en Grèce, à Rome, puis dans l’église catholique romaine, dans la Réforme, et jusqu’aux églises évangéliques et pentecôtistes. Mais l’esprit de Révélation éclaire l’Épouse de Christ et l’affranchit sur cela comme sur beaucoup d’autres traditions : l’Esprit de la Parole nous ramène à la racine de toute plante pour en connaître le fruit ! « … La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur » Héb 4:12. Souvent, on s’est arrêté là. On aurait mieux compris que la Parole sépare l’esprit du corps plutôt que de l’âme, au même titre que jointures et moelles. Pour celui qui confond l’âme et l’esprit et qui ne voit en cela qu’une seule chose, en effet, c’est difficile.
Mais nous comprendrons ce qui concerne la séparation entre l’âme et l’esprit, quand nous comprendrons ce qui se passe avec les jointures et les moelles. Ces deux dernières choses ne sont-elles pas différentes comme les deux premières ? Remarquez, la moelle est à l’intérieur des jointures ; la vie n’est pas l’os, la vie est dans l’os et l’os n’est pas la vie, mais ils vivent ensemble. En plus de la peau et de la chair, nous distinguons la moelle au-dedans des os : C’est un type, la moelle, c’est la vie et les os n’en sont que le contenant !
Vous voyez maintenant ce qui se passe avec le corps, l’âme et l’esprit ? Le corps est l’enveloppe de l’âme, nous savons cela ; et l’âme est « l’enveloppe » de l’esprit, le « corps » de l’esprit, et que l’esprit soumet. Le corps est baptisé, immergé dans l’eau ; l’âme est sauvée, purifiée ; mais l’esprit est justifié, glorifié. Ce qui est glorifié, ce n’est pas ce qui est mortel, ce qui est glorifié, c’est l’esprit, c’est ce qui est éternel ! C’est l’esprit qui revêtira le corps de résurrection. Nous ne voyons aucun verset de l’Écriture qui montre que les âmes sont inscrites dans la Gloire, jamais ! Paul parle « … des esprits des justes parvenus à la perfection… » Héb 12:23. Montrez dans l’Écriture que l’âme est justifiée, glorifiée ?… Si ce n’est l’esprit ! Il est question de la destruction de l’âme, mais jamais de la destruction de l’esprit ! Autrement, l’âme d’un perdu et l’âme d’un racheté seraient éternelles l’une et l’autre dans ce cas, l’une dans le ciel et l’autre dans l’étang de feu ! L’étang de feu, c’est la « seconde mort », ceux qui y seront jetés brûleront jusqu’à la consommation, c’est l’éternelle séparation de la face et de la gloire de Dieu ! C’est annihilé ! « Arrachez d’abord l’ivraie et liez-la en gerbes pour la bruler, mais amassez le blé dans mon grenier… ! » Matt 13:30.
Jean le prophète dit : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » Jean 6:47. La vie éternelle est dans le Fils, elle vient de Lui. Si les perdus étaient dans l’étang de feu pour y vivre et souffrir éternellement, alors il faudrait qu’ils aient la seule vie éternelle qui existe, et cette vie c’est Christ ! Vous voyez, c’est une erreur. Jésus a donné Sa Vie éternelle à Ses frères prédestinés par Lui-même, « J’annoncerai ton nom à mes frères, dit-il, et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés ! » Héb 2:12-13.
La justification fait de moi un fils de Dieu, cela vient de l’Esprit de Dieu ! « … Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu… ! » Rom 8:14. Être justifié, c’est recevoir l’Esprit de l’adoption. Qu’est-ce qui reçoit en nous ce témoignage de l’Esprit de l’adoption ? L’apôtre Paul dit : « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu… ! » Rom 8:16. Ce témoignage est rendu à notre esprit, pas à notre âme ! Nous entrons là dans l’origine de la prédestination !
Voyez ceci, notre âme n’est pas éternelle, mais elle est l’objet d’un soin extrême de la part du Seigneur concernant la rédemption : « … elle doit être sauvée » ; elle doit « être purifiée » ; elle doit « recevoir le repos », dit le Seigneur. Mais tout cela en vue de quoi ? En vue de notre pèlerinage sur la terre ! C’est le « moi » transformé, le contenant rendu propre, qui véhicule notre esprit de ce monde présent au monde futur, dans l’éternité. La nature nous l’enseigne, c’est ce qui se passe avec une pêche : Sa chair (le corps) et son noyau (l’âme) qui entourent la graine disparaissent, chacun à son tour, chacun à sa façon : la graine (l’esprit) qui est à l’intérieur, c’est elle qui a la vie et c’est ce qui vient d’en-haut qui la fait germer et la fait pousser de terre jusqu’à ce qu’elle voie le soleil ! L’âme véhicule l’esprit qui est justifié. C’est pourquoi elle doit être purifiée, c’est la part du pèlerin dans ce monde. Et après le « grand passage » chez le Seigneur, le corps est dans la tombe, puis l’âme n’a plus sa raison d’être et mon esprit se libère, il attend au paradis de revêtir son corps de résurrection !
Dans l’Ancien Testament, il n’y a pas encore une pleine lumière sur l’identité de l’âme et de l’esprit. Et même, le souffle et l’esprit sont un même mot en Hébreu ! Cela est confondu parfois. Je n’ai pas dit confus, la confusion se trouve à Babylone ! C’est seulement confondu ! Mais le Messie est venu, Jésus, la Lumière révélée dans les Évangiles puis les Épîtres. Paul en particulier nous a donné des révélations à ce sujet dans l’Épître aux Romains. Depuis l’éclairage n’a cessé de grandir pour les élus de la Parole !
En fait, dans l’Ancien Testament et souvent dans le Nouveau, l’âme c’est beaucoup de choses : la vie, les sentiments ; le sens général indique toujours une personne : physique, morale ou spirituelle selon les cas. Redescendons dans la Genèse : Dieu créa Adam, il reçut un souffle de vie de Dieu « … et il devint une âme vivante » Gen 2:7. On a toujours parlé de l’homme et de son âme, mais l’Écriture ne donne pas ce sens à l’âme : L’homme n’a pas une âme, il est une âme ! Adam « devint » une âme vivante, mais n’a pas « reçu » une âme ! Ce n’est pas moi et mon âme, l’âme c’est moi ! Ma personnalité, c’est mon âme, et mon corps en est le fourreau ! Dans la création, tous les animaux ont une âme vivante, sont des âmes vivantes comme Adam. Le texte hébreu le montre, le traducteur Darby aussi le mentionne. Les versets 20-21, 24 et 30 de notre Bible disent que les animaux sont des âmes vivantes dans le premier chapitre de la Genèse, et aussi ailleurs. Les quadrupèdes sont des âmes vivantes, un oiseau est une âme vivante, tout animal, tout poisson, est une âme vivante !
Ce fut un problème pour le Sage et Roi Salomon sondant ce qui est sous le soleil : « J’ai dit en mon cœur, au sujet des fils de l’homme, que Dieu les éprouverait, et qu’eux-mêmes verraient qu’ils ne sont que des bêtes. Car le sort des fils de l’homme et celui de la bête est pour eux un même sort ; comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité. Tout va dans un même lieu… Qui sait si le souffle des fils de l’homme monte, et si le souffle de la bête descend dans la terre ? » Ecc 3:18-19, 21.
Voyez, à ce niveau il n’y a pas de différence entre l’homme et la bête : cette âme, l’homme ou la bête, vit et meurt : Mais nous, nous savons que personne ne peut aller au Père si ce n’est par Jésus. Or, qu’est-ce qui distingue l’homme de l’animal ? Qu’est-ce qui, de l’homme, retourne à Dieu ? Quelle est cette chose que l’homme a en lui pour recevoir l’Esprit et retourner à Dieu ? Le même Sage nous l’apprend : « … La poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné… ! » Ecc 12:9. Notez bien, nous commençons à saisir maintenant : Ce n’est pas l’âme qui retourne à Dieu, mais l’esprit que Dieu a donné à l’homme. Je ne parle pas bien sûr de l’Esprit Saint, mais de l’esprit qui est dans l’homme… mais que n’ont pas tous les hommes, mais seulement une catégorie de personnes ! C’est là que nous touchons le fond de la chose ! C’est une communication de l’Esprit de Dieu à l’esprit de l’homme, et non de l’Esprit à l’âme ! Élihu, l’homme inspiré, déclare : « … Mais en réalité, dans l’homme, c’est l’esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui donne l’intelligence… ! » Job 32:8.
Ici se soulève une vérité spirituelle et elle affranchit ceux qui ont reçu l’Esprit de Révélation dans la Parole. C’est à partir de cette base divine que l’on comprend les choses et que les choses s’expliquent ! Tout d’abord, l’Écriture parle de « trois sphères », l’esprit, l’âme et le corps. On a souvent appelé cela, improprement d’ailleurs, « trinité humaine ». Nous sommes arrivés dans un temps où nous devons apprendre des choses qui contribuent à la préparation de l’Épouse de Christ par la connaissance d’en-haut : Il y a une catégorie de personnes qui ont un corps, une âme, et un esprit ; et une autre catégorie de personnes qui ont un corps et une âme, mais pas d’esprit ! Quelque chose leur manque, et c’est l’esprit ! Seuls les prédestinés l’ont ; ils ont un esprit dans le sens électif du terme : qui peut recevoir les mystères de l’Esprit ! Cela nous dépasse, notre vocabulaire est trop faible pour lui donner le nom qui convient. Paul l’appelle « l’homme intérieur », Jésus l’appelle « une semence ». C’est elle qui reçoit la Vie Éternelle ; elle peut être morte et sèche, perdue comme le fils prodigue, mais le germe d’élection reprend vie au contact de la Parole de Dieu.
L’esprit de l’homme prédestiné est le récepteur de l’Esprit de Dieu, la mèche de la bougie reçoit la flamme. L’un et l’autre existent déjà avant de se rencontrer pour être un ! La flamme, c’est le Saint-Esprit, la mèche, c’est l’esprit dans l’homme. L’un et l’autre sont de Dieu et viennent de Dieu, ils sont faits pour se rencontrer pour l’éternité ! La vie éternelle et la graine d’élection sont dès le commencement. Approchez la flamme d’une bougie sans mèche, attendez, voyez ce qui se passe, rien ne prend, tout fond, vous risquez de vous brûler les doigts et vous faites une tache !
Sans tout comprendre, les deux disciples d’Emmaüs écoutaient le « troisième homme » leur parler des Écritures, ils ne reconnaissaient pas Jésus, mais il y avait un feu en eux. « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures… ? » Luc 24:32. Si cela ne brûle pas, il faut se convertir, ou alors, il n’y a rien en vous !
Vous apportez la nourriture spirituelle convenable, vous dévoilez les mystères de Dieu par le Saint-Esprit, vous êtes vous-mêmes bouleversés, et vous constatez que rien ne touche, cela ne brûle pas en eux ! Ils n’ont pas de mèche, ceux qui ne sont pas connus de Dieu n’ont pas de mèche, cela ne répond pas, ils sont un tas de cire fondue, que c’est triste ! Je sais que cela est ainsi pour des multitudes dans la chrétienté, mais je ne puis m’empêcher d’en souffrir !
L’esprit de l’élu est un « organe spirituel » dans l’homme dès sa naissance, il le porte en lui jusqu’au jour où cette faculté de « comprendre les mystères » reçoit la Révélation du Salut et la Vie Éternelle, la Révélation du Sang ! Seule, une semence d’élection jetée sur le terrain du sang au calvaire peut renaître ! Tout cela est éternellement vrai, éternellement un dans la Divinité, mais cela n’est manifesté qu’au travers du Sang. L’élu resterait un enfant de colère, un pécheur, un perdu, si Jésus le Sauveur, le grand Électeur, n’avait donné Son Sang pour recueillir ce qui est à Lui. Il n’est pas automatiquement sauvé tout seul, « nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire… ! » Jean 6:44. Le fleuve est obligé de couler dans la mer… !
Le Message prophétique nous a appris ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden. Nous savons que le serpent antique (Satan incarné) donna une postérité physique et spirituelle par Ève, c’est la postérité de Caïn, à côté d’Abel, la semence juste. Ce dernier était de la semence d’Adam, créé à l’image de Dieu.
Le Serpent est un animal qui a une âme de vie, c’est une âme vivante comme tous les animaux. Voyez, la descendance par Abel possède un esprit, elle est « fils d’Adam » et Adam est la « ressemblance » de Dieu. Le Serpent et la descendance de Caïn ne sont pas la « ressemblance » de Dieu, mais Adam l’est.
Il faut une révélation spirituelle qui vienne de la Parole écrite maintenant : En quoi consiste cette « ressemblance », cette « image » de Dieu ? La ressemblance intérieur » de Dieu, c’est l’esprit dans l’homme par Adam et c’est une semence prédestinée, nous sommes une syllabe de la Parole Éternelle, une expression de Lui. Mais Caïn « qui était du malin » I Jean 3:12, avait le caractère du serpent, il était le « fils de son père » spirituellement et physiquement.
Alors vous direz : Mais il avait bien un esprit, car d’après Genèse 4:20-22, c’étaient des êtres ingénieux ! Parmi les descendants de Caïn, il y a Jabal, Jubal et Tubal-Caïn… ! C’est juste, Jabal fut le père de l’Agriculture, Jubal et Tubal-Caïn les pères des Arts et Métiers. Mais alors, je vous dirai : vous confondez l’esprit (auquel l’Esprit rend témoignage) et le cerveau (l’intellect).
Un jour, un prédicateur m’a reproché de prêcher trop à l’intelligence et que c’était intellectuel, parce que je parlais très souvent de l’esprit au lieu du cœur ! Il n’avait pas compris que l’esprit de l’homme n’est pas son cerveau ! Le cerveau est donné pour comprendre les choses d’en-bas, et l’esprit pour comprendre les choses d’en-haut. Mettons les choses à leur place !
Tous les êtres humains, prédestinés ou non, ont un cerveau, une conscience et des sentiments, pour parler, pour compter, pour écrire, pour se débattre dans cette vie, mais tous ne possèdent pas un esprit, substance spirituelle, mais seulement les prédestinés, car c’est un attribut de l’élection ! Non seulement le Seigneur a donné la Vie éternelle, mais Il a donné la chose pour la recevoir : et ce quelque chose est de la nature de Dieu dans le prédestiné ! L’Écriture donne cette lumière précise : « Celui qui s’attache au Seigneur est un seul esprit avec lui » I Cor 6:17. Vous voyez, l’esprit d’une personne née de nouveau et le Saint-Esprit sont un, cela n’en fait pas deux ensemble, le mien et le Sien, il n’y en a qu’un ! « … Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son fils, lequel crie : Abba ! Père ! » Gal 4:6. Voyez, nous sommes déjà fils de tout temps ; Il nous envoie l’Esprit du Fils non pas pour devenir fils, mais parce que nous sommes fils.
Le péché nous empêche d’appeler Dieu notre Père. Par l’Esprit de Sa Parole, Il nous libère du péché et de dessous Sa colère, c’est l’adoption : « … Vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! » Rom 8:15. C’est une affaire de Fils à fils, un témoignage de l’Esprit du Fils de Dieu à l’esprit du fils prédestiné ! La colombe descendit sur l’Agneau de Dieu, la même douceur les rassemble ! L’Esprit d’adoption ne se posera jamais sur une touffe d’ivraie !
C’est là, la destinée de la semence juste, mais qu’en est-il de la descendance non prédestinée ? Pour cela reprenons Matt 13:24-25 : « Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla ». Le Seigneur le dit, ces deux espèces de semences composent l’humanité depuis le commencement jusqu’à aujourd’hui ! Un noyau de pêche n’est pas une pêche, mais deviendra un pêcher avec des pêches dessus. Le noyau est de la même nature que la pêche qui le renferme.
Le semeur, c’est Jésus, Il a semé une semence qui est selon sa nature. Il la portait en Lui, des hommes et des femmes appelés à Le connaître un jour par la Parole, à devenir comme Lui et à être avec Lui dans la vie Éternelle ! L’ennemi, c’est le Diable. Le Diable, par le serpent, a semé l’ivraie, ce sont des personnes qui sont aussi selon sa nature, leur nom n’est pas écrit sur le Livre de Vie, ils hériteront la fin de celui de qui ils sont ! Le Diable n’a pas volé du blé à Jésus, il n’a pas semé du blé « volé », des élus, il a ses propres sujets, son ivraie.
Voyez cela, ce qui est sorti de la besace de l’ennemi retournera à lui. Ce qui est sorti des mains de Jésus retournera dans son sein. Ce qui est ensemble au commencement sera ensemble à la fin de toutes choses, soit en-haut, soit en-bas. Jésus dit : « … J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je publierai des choses cachées depuis la création du monde » Matt 13:35. Voyez-vous, ces semailles, ce choix, est fait dès avant la fondation du monde et c’est à ce moment-là que nous sommes prédestinés !
Abel adore Dieu dans la Révélation du sacrifice qui plaît à Dieu, mais Caïn l’adore comme il lui plaît ! Héb 11:4. Ses œuvres sont mauvaises : I Jean 3:12. Il n’aime pas, non seulement son prochain, mais son frère : c’est un meurtrier ! Et « aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui » I Jean 3:15. Il n’a pas la vie éternelle demeurant en lui, il en est ainsi de celui qui est ivraie, car il n’est pas dans sa nature de recevoir la vie. Pourquoi ? Il faudrait que le père de Caïn ait un esprit, mais le père de Caïn et de sa descendance n’est pas du « blé ». C’est ce serpent, cette créature animale, a-t-il un esprit ? Non, ce n’est qu’une âme qui vit ! Le non-prédestiné n’a pas d’esprit ! Avez-vous remarqué ? L’Écriture parle des « esprits méchants » dans les lieux célestes, mais jamais « des esprits des méchants » … ! Que Dieu nous aide ici, descendons aux origines, que tout passe au filtre de la Parole et du Sang !
Le serpent, avant qu’il le devienne, n’était pas rusé ! Notre Bible traduit ainsi Genèse 3:1, mais regardons la création de Dieu : « Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était très bon » Gen 1:31. Toutes les choses, tous les éléments, toutes les personnes, Dieu lui-même le dit « c’était très bon »… et le serpent aussi avant la malédiction ! Comment Dieu, qui est parfait, a-t-il pu créer un animal rusé, un animal avec la « ruse » dans le cœur, et cela avant que Satan n’entre en lui ? Voici, le serpent était exactement un animal « avisé », il ne devint « rusé » qu’à partir du moment où Satan entra en lui, pas avant, mais depuis cette possession, nous savons ce qu’il devint !
Le serpent a agi sous la conduite du Diable, il est une âme de vie, ainsi les descendants de Caïn ont hérité de ce qu’avait le serpent : de sa ruse, de son ingéniosité au mal, mais aussi de ce qu’il n’avait pas : La semence du serpent n’a pas d’esprit ! C’est la conséquence, dès l’origine, de l’humanité, par Ève la « mère de tous les vivants », les Caïnites et les Sethites : Gen 3:20, venant des deux pères : Adam, et le malin. Ils en sont les procréateurs, non pas les créateurs, la chose est claire, n’est-ce pas ? Dieu seul est Créateur !
Il y a peut-être une question dans votre cœur : Comment le péché a-t-il traversé le déluge, puisque Noé et sa famille seuls ont subsisté ? La réponse à cela n’est pas physique, elle est spirituelle ! Israël descend de Sem, fils de Noé, et par Noé de Seth, qui est la semence juste, la postérité de la femme. Nous savons cela !
Jésus dit aux religieux de son temps : « …Vous avez pour père le diable… ! » Jean 8:44. Le prophète Jean leur a dit : « … Race de vipères… ! » Matt 3:7, vous voyez ? Les juifs ont-ils le serpent pour père ? Sont-ils tout à coup la semence de Caïn… ? Mais ne sont-ils pas justement de la postérité de Seth qui remplaça Abel ? Absolument ! Alors… ?
Mais que dit l’Écriture ? « Tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël (Israël, c’est Jacob, fils d’Abraham), et pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants ! » Rom 9:6-7. Ils le sont « physiquement », mais pas « spirituellement » ! « … Parce que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham ! » Gal 3:7 ; « … Non pas seulement circoncis, mais qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham… ! » Rom 4:12. Il en est de même avec Noé : Pour être la postérité de Noé (la semence juste), ils ne sont pas tous ses enfants, voyez Cham et Canaan qui portent la malédiction !
À part celle de Caïn, la semence de Seth même s’était mélangée elle aussi, elle s’était organisée selon le monde ; seul Noé en sortit avec sa famille ! Aucun des siens, proche ou lointain n’a subsisté non plus. Il en est de même aujourd’hui : « Pour être la chrétienté, ils ne sont pas tous des chrétiens » ! Cela sera manifesté au jugement.
Vous voyez, jusqu’au déluge, il y avait une descendance physique de Seth et une descendance physique de Caïn, et il y eut un mélange de semences. Le déluge a tout emporté : la postérité physique du serpent fut engloutie… les eaux s’élevèrent à 7,50 mètres au-dessus des montagnes… pendant près de cinq mois ! Gen 7:20 et 8:3. Maintenant, ce sont deux lignes spirituelles ! On ne le « voit » pas, ce n’est pas physique ; la Parole révèle de quel genre d’esprit est celui qui écoute ! Jésus le montre ! L’Apocalypse le met à jour !
C’est pourquoi l’ « esprit » de Caïn se trouve aussi dans les Sémites : les Israélites livrèrent Jésus ! Et l’élection de même, dans Rahab, qui cependant, descend de Canaan maudit par Noé ! Sans parler de l’Éthiopien, à qui Philippe parla, et qui vient de Cush, premier fils de Cham. Et d’autres encore ! La distinction était physique, mais maintenant c’est spirituel et la Révélation sépare les semences, les uns ont un esprit en germe et d’autres pas… !
Voyons ce qu’il en est de ceux qui n’ont pas « l’esprit auquel l’Esprit peut rendre témoignage », et qui pourtant se trouvent dans le Corps de Christ comme l’ivraie avec le blé : Le prophète Jude nous parle d’hommes non prédestinés à la vie, qui se trouvent « dedans » et non « dehors », dans les « agapes » des assemblées chrétiennes ! Ce sont souvent des gens qui « veulent être docteurs de la loi, mais ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils affirment » I Tim 1:7. Ils ont beaucoup d’élucubrations à la fois bibliques et humaines, mais cela ne tient pas debout sur la Parole ! Cela paraît souvent droit dans la lettre, mais c’est tordu quant au sens spirituel !
Ils ont peur de la Révélation de la Parole elle-même, car elle les révèle, c’est pour cela que leur folie devient manifeste ! Jude dit que ce sont des hommes qui « provoquent des divisions, des hommes sensuels (psychiques), n’ayant pas l’Esprit … ! » Jude 1:19. Ce verset est lourd de sens, il soulève une réalité qui se voit dans l’histoire de l’Église.
Il ne s’agit pas de chercher à tout prix des versets pour appuyer nos propres pensées, mais de chercher les pensées de Dieu que nous donnent les versets ! Dans le verset de tout à l’heure, il est écrit littéralement : « … hommes psychiques, n’ayant pas l’Esprit ». Psychique est ce qui concerne l’âme, le psychisme c’est l’âme.
C’est ce que leur âme ressent qu’ils prêchent et qu’ils vivent. Mais ce n’est pas tout, il est écrit : « n’ayant pas l’Esprit » : ils ne peuvent pas l’avoir, cela se comprend, ils n’ont pas d’esprit pour être « allumés » ! Seule leur âme est touchée par les effets de l’Esprit et elle s’exprime et se manifeste selon ce qu’elle « ressent », mais elle ne peut « discerner les choses spirituelles », qui viennent de l’Esprit Saint à l’esprit affranchi !
Ceci est vrai, il y a des chrétiens de l’âme et les chrétiens de l’esprit. Ces chrétiens de l’âme n’en sont pas, ce ne sont pas des régénérés, mais ils l’ignorent, ils ont de la foi et jouissent des bienfaits donnés à la vraie vigne. Ces chrétiens de l’âme, c’est-à-dire psychiques, sont bien souvent plus sensibles, à cause de cela, aux manifestations de l’Esprit que les élus.
Mais quand l’Esprit révèle le dur (le Roc de la Révélation), ils ne saisissent pas, cela ne les intéresse pas, ils s’y heurtent. Pourquoi cela ? Parce que l’âme ressent, mais l’esprit comprend : « L’homme animal (ou psychique) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » ! I Cor 2:14.
Jetez la Révélation de l’Esprit là-dedans, et vous verrez toujours la différence entre celui dont la vie est de toujours « ressentir » et celui dont le désir est de « comprendre » ! Pierre nous enseigne aussi ces choses. En lisant ce qu’il écrit, on a l’impression qu’il parle à des païens, mais de plus près on s’aperçoit qu’il s’agit de païens-croyants ! Qui connaissent Dieu, puisqu’ils « font bonne chère avec vous… ! » II Pier 2:13. Et nous lisons encore : « Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, animales (psychiques) … et qui sont nées pour être prises et détruites…, ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, et ils périront par leur propre corruption, recevant ainsi le salaire de leur iniquité… ! » II Pier 2:12. Quelle souveraineté de Dieu dans ce verset, dans la destinée de l’une et de l’autre de ces catégories de personnes !
Voyez ce verset, il est parlé ici d’hommes semblables « à des bêtes (la semence du serpent) sans raison » pour discerner les choses de l’Esprit, nées « physiques ». Ils n’ont pas d’esprit et sont nés pour « la perdition et la destruction » ! Voyez la destinée de toutes ces choses !
D’abord, le corps meurt, l’esprit du juste est porté au paradis : Luc 23:43, appelé aussi par Jésus « le sein d’Abraham » Luc 16:22, et cela en attendant de revêtir le « corps de résurrection ». Paul a dit : « Quelqu’un dira : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps viennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence (l’esprit prédestiné, l’homme « intérieur ») ; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence, il donne un corps qui lui est propre » ! I Cor 15:35-38.
L’âme est dans le silence, dans le séjour des morts, c’est le Hadès. Elle disparaîtra avec le siècle présent. C’est le prophète Ésaïe qui nous donne cette connaissance-là, au sujet du peuple d’Assyrie : « Son Saint (l’Éternel) est une flamme qui consumera ses épines et ses ronces, en un seul jour, qui consumera corps et âme… ! » Ésaïe 10:17-18. Ce n’est pas Dieu qui fait cela, mais « l’étang de feu préparé pour le Diable et ses anges, où seront jetés les maudits… ! » Matt 25-41. C’est la seconde mort !
Bien que l’âme ne soit pas le corps, l’une et l’autre sont terrestres : ces choses font partie de la terre, elles y resteront et seront anéanties quand cette terre disparaîtra par le feu.
L’Écriture dit : « Le corps est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel » I Cor 15:43. Il est semé « psychique » et il ressuscite corps « spirituel », dit le texte. Ainsi, le « corps-âme » est semé, mais c’est le « corps-esprit » qui vit éternellement et reçoit un corps de résurrection. Tout ce qui est psychique appartient à la terre, et hérite la fin de celle-ci ! Tout cela fait partie du système de ce monde et leur fin sera, comme dit Pierre, « … la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée » II Pier 3:10.
C’est l’âme qui est tentée, vexée, séduite, instable, attaquée par Satan, détraquée et tout le reste : c’est pourquoi Jésus nous donne Son repos, le repos de notre âme ici-bas, mais cela doit disparaître avec la terre et le ciel d’à présent. Toutes choses seront nouvelles dans la félicité et l’éternité avec le Seigneur.
Dans le cinquième sceau, il se trouve des âmes qui crient sous l’autel, nous savons que ce sont les martyrs israélites qui demandent vengeance sur ceux qui les ont tués depuis leur dispersion : Apo 6:9 ; mais regardons bien, ceci se passe avant la résurrection, car d’autres doivent encore mourir sur la terre pour être joints à eux.
« Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » I Thess 5:9 ; et encore, « … Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » I Tim 2:4. C’est ce que Dieu veut, et pourtant nous savons que Dieu en Jésus « savait dès le commencement quels étaient ceux qui croiraient et ceux qui ne croiraient pas et même celui qui le livrerait… ! » Jean 6:64. Beaucoup, voyant les miracles qu’il faisait, croyaient en lui : « mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’il les connaissait tous, et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme ; car il savait ce qu’il y avait dans l’homme » Jean 2:24-25.
Dans sa prière, Jésus dit : « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux (les prédestinés jusqu’au dernier jour) qui croiront en moi par leur parole » Jean 17:20. Dieu a fixé toutes choses dès le commencement, nos sentiments peuvent se révolter contre cela, mais « … l’Éternel a tout fait pour un but, même le méchant pour le jour du malheur ! » Prov 16:4. Comprenons le sens de ces versets, qui semblent en contradiction et qui ne le sont pas. Il n’y a de contradictions dans l’Écriture que pour les contradicteurs, mais Dieu est « Un » et Sa Parole est « Une » ! Dieu est la Parole !
Quelle est donc la Révélation qui doit réunir ces versets ? Il y a là deux choses : La Volonté de Dieu, et la Connaissance de Dieu. Il y a ce que Dieu veut, et ce que Dieu sait, au sujet des hommes devant le Salut qu’il apporte. Voyez, Sa Volonté, c’est que tous soient sauvés, et par Sa Connaissance, Il sait que tous ne le seront pas ! La connaissance de cela n’empêche pas la Volonté de Dieu de présenter sa Grâce à tout le monde, et Sa Volonté ne l’empêche pas de savoir que quelques-uns seulement (élection) seront sauvés !
C’est en vertu de cela que Jésus dit pour le temps qu’il a vécu sur cette terre : « J’ai gardé tous ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie » Jean 17:12. Et cela se perpétue dans tous les âges où l’Évangile se manifeste à nos yeux aujourd’hui !
Maintenant voyez, Jésus n’avait pas encore commencé son ministère, que Jean le prophète s’écrie : « Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu » Matt 3:10. Les gens (religieux) dont parle Jean, venaient à lui pour être baptisés et déjà la hache était levée sur plusieurs d’entre eux qui étaient spirituellement « une race de vipères » : c’est la semence du serpent !
Ceux qui ont été baptisés du baptême de Jean ayant la révélation de la venue du Messie, « ont justifié Dieu à leur égard » Luc 7:29. Mais sur ceux qui venaient sans fruit de repentance, préparés sans révélation spirituelle du dessein de Dieu, la cognée s’abattait, le jugement était déjà prononcé ! Ils ne portaient pas de bon fruit et ils étaient de la nature de leur fruit, ils étaient vénéneux de la racine aux branches. Et l’on sait que là où se trouvent des champignons comestibles, il y a toujours des champignons vénéneux parmi eux !
Le salut et le jugement viennent en même temps à la prédication de la Parole. Alors, qu’il parlait justement aux pharisiens et docteurs de la Loi scandalisés, Jésus les scandalisa encore plus lorsqu’il leur dit : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée ! » Matt 15:13. C’est la parabole du semeur ! Tous ont poussé, c’est l’humanité, et pourtant plusieurs d’entre eux n’ont pas été plantés par le même ! « Il est une plante parmi les plantes que mon père n’a pas plantée et qui sera déracinée… ! » Qui l’a plantée ? « … L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable… ! » Jésus le dit : « Ce plant, ce sont les fils du malin… ! » Matt 13:38-39.
Dieu a formé Caïn et Abel, il a fait croître Saül et David, il a fait que naissent Judas et Paul. Aujourd’hui, il en est de même ; ce n’est pas visible à nos yeux, mais Dieu le sait. C’est dans l’origine que se tient la différence des choses ! Et cela ne se trouve pas seulement dans le monde, cela est même plus manifeste parmi les chrétiens ! Jésus lui-même nous précise « … Que tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité, seront arrachés de son propre royaume… ! » Matt 13:41.
Tous ces mystères se sont passés avant la fondation du monde et sont révélés au temps de la fin. Tout a été déterminé « dès le commencement », cela a été fixé et est connu de Dieu ! « J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je publierai des choses cachées depuis la création du monde » Matt 13:35. Jésus s’efforçait, par la prédication, non d’accumuler connaissance sur connaissance, mais de provoquer un déclic par l’esprit de la Parole prêchée, dans l’esprit des auditeurs. Il les amenait à découvrir qui ils étaient. C’est la minute de vérité ! Le froment réalise qu’il l’est, mais l’ivraie ne réalise pas qu’elle l’est, et croit qu’elle est froment ! L’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur, comme l’ivraie et le froment, sont si près l’un de l’autre que rien de visible ni de palpable ne peut les distinguer. Il n’y a pas une couleur, et une autre, pour que l’on puisse dire : c’est faux ou c’est juste ; on ne touche pas la différence de cela comme des cubes ou des billes, avec les yeux et les mains ; c’est intérieur, c’est au-dessus de la volonté et de l’intelligence, c’est par la Révélation divine de l’onction qui est en moi et qui m’enseigne ! I Jean 2:27. C’est Lui en moi qui voit et qui écoute, amen !
Le Seigneur soulève ce voile à nos yeux dans sa prière, en parlant de ceux qu’il avait choisis : « … Ils étaient à toi et tu me les as donnés… ! » Jean 17:6. Vous voyez, Jésus ne dit pas « Tu me les as donnés et ils sont à toi », non, ce n’est pas cela, Il dit : « Tu me les as donnés maintenant… parce qu’ils étaient à toi avant » ! Nous sommes déjà fils et filles de Dieu avant d’être sauvés. Nous ne sommes pas sauvés pour être élus, nous sommes sauvés parce que nous sommes élus, et nous nous sentirons chez nous dans la Gloire du Père !
Avant que Moïse ne descendît en Égypte prêcher la délivrance par la vérité du vrai et unique Dieu, « la race sainte pour Dieu » existait déjà, mais esclave dans le péché, et ils ne sont pas devenus Israélites au moment où ils ont cru : ils ont cru parce qu’ils étaient Israélites, ils étaient de la semence d’Abraham et le Message de Moïse leur révéla le Dieu de leur origine et le ciel de Canaan. Avant d’entendre la Parole, l’élu ignore qu’il l’est ! Et il n’y a que la Révélation du Saint-Esprit qui révèle le degré de parenté divine entre l’élu et Dieu : « À tous ceux qui l’ont reçue (la Parole), à tous ceux qui croient en son nom (elle s’appelle Jésus), elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » Jean 1:12-13.
Il n’y a pas de chrétien par « voie naturelle », de fils de pasteur, de fils de prophète, de fils de la Réforme ou encore de fils de « l’église » pour Dieu, il n’y a que des fils « nés » de Dieu, nés d’en-haut ! Cette sorte d’enfants de Dieu sont ceux « qui ont reçu l’amour de la vérité pour être sauvés » II Thess 2:10. Mais qui peut recevoir ces choses de Dieu ? C’est à l’Écriture de nous répondre, et la réponse vient de Jésus lui-même. Qui peut comprendre la Parole de Dieu ? « … Celui qui est de Dieu, écoute les Paroles de Dieu… ! » Jean 8:47. Amen ! Quelle profondeur en cela, c’est la réponse d’en-haut. Celui que Dieu rend capable d’être un enfant de Dieu, est déjà un enfant de Dieu par l’élection. Nous sommes devenus ce que nous étions !
Vous pouvez prier, vous pouvez courir, être zélé, vous sanctifier, faire des adeptes, ce n’est pas une preuve que vous soyez de Dieu « si vous n’écoutez pas la Parole de Dieu » ! Le « onzième » commandement du décalogue se trouve avant le premier : « … Écoute, Israël… ! » Deut 5:1. Si vous « écoutez », si vous êtes conduits dans la Vérité, alors vous savez que vous avez « le signe initial » du Baptême dans le Saint-Esprit !
Pour les uns, l’élection est une pierre d’achoppement, ils se révoltent contre cela ; leurs sentiments humains et leurs raisonnements ne peuvent l’accepter et la saisir. Pour d’autres, c’est une arche sûre ; ils ne peuvent encore réaliser pleinement, mais répandent leur cœur et leur adoration pour cette chose si glorieuse, et se prosternent devant la Souveraineté miséricordieuse de Dieu. « … Vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent… ! », dit le Seigneur : Jean 10:26-27. Pilate posa cette question : « Qu’est-ce que la vérité ? » Jésus de répondre : « … Quiconque est de la Vérité écoute ma voix ». Jean 18:37-38. Nous sommes de la vérité ! C’est une parole éclairante ! Voyez, nous lui appartenions avant de la connaître, mais elle est venue en nous, nous devions nous rencontrer !
« Quiconque » est de la vérité écoute… » Jean 18:37 ; « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique afin que « quiconque » croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3:16 : Ce « quiconque », ce n’est pas « tout le monde sans exception », autrement le monde serait déjà le Royaume des cieux depuis plus de deux mille ans ! Mais, c’est le « quiconque » est de la « vérité » ! Vous voyez ? Si quelqu’un entre dans la vérité, c’est qu’il y était avant, car il n’y a que ceux qui en sont sortis qui peuvent y rentrer ! C’est ce qui se passa avec le fils prodigue, et tous les élus sont des fils prodigues.
Il quitta son père et la maison de son père, il était libre et choisit le péché (1er Adam) ; puis il fit un retour sur lui-même et pensa au ciel, à la maison et aux paroles de son père, et il rentra là d’où il était parti. Il n’entra pas chez un étranger, dans une maison qu’il ne connaissait pas, mais il revint chez lui. Il entra dans quelque chose dont il se souvenait qu’il était autrefois et d’où il était sorti !
Israël est un type : Depuis deux mille ans, il sentit le besoin de retourner chez lui. Les gouvernements discutèrent la chose et proposèrent de l’installer en Ouganda. Pensez un peu ! En Ouganda ! Rien à faire, c’est la terre de Palestine, pays de leurs pères, ou rien d’autre ! Ils ne pouvaient aller ailleurs, ils entendaient la voix d’Abraham, et maintenant ils y sont !
Jésus a dit aux pharisiens : « … Je sais d’où je suis venu et où je vais… » ! Jean 8:14. Maintenant, nous savons que nous aussi nous retournerons là où nous étions au commencement. Du ciel, nous avons décrit une immense courbe : Plongés dans le péché par Adam, puis rachetés par le Sauveur, nous attendons la Cité qui est dans les cieux !
Notre cœur brûle d’entendre ces paroles magnifiques : « … élus avant la fondation du monde… » ; « … prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption… » ; « … prédestinés suivant la résolution de Celui qui opère toutes choses… ». Éph 1:4-5, 11. Le son de ces Paroles d’or vibre jusque dans l’Éternité. Dans notre faiblesse, nous voulons prendre possession de toutes ces puissantes promesses révélées. L’ « onction fera éclater le joug » de l’ignorance et de l’erreur. Que le Seigneur nous aide à affermir notre « vocation » et notre « élection », car en faisant ainsi nous ne broncherons jamais ! Amen !
Nous te remercions, Seigneur, pour ton amour qui grandit en nous par la connaissance. Cela nous dépasse. Nous étions des fils, déjà captifs, mais maintenant affranchis ! Quel puissant dessein à l’égard des tiens, Seigneur, pour nous qui étions parmi les plus misérables ! Nous ne pouvons réaliser, mais c’est plus fort en nous et nous t’adorons ; d’ailleurs tu le vois et tu le sais !
Aide-nous, Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation céleste qui nous a été adressée. Que tu es grand ! Mets tes mains bénissantes sur nous. Regarde, non pas à nous, mais à ta justice que tu as mise en nous ! Tu aimes ton Épouse et tu la prépares. Merci pour la Lumière du soir ! Merci pour la Révélation de l’Oint, pour Toi-même, Ô Dieu Révélateur !
Nous te louons avec transport, nous sommes dans la joie et l’émotion devant toi, nous sommes petits, mais tu nous aimes et tu nous prendras avec toi, c’est toi qui l’as dit et tu le feras ! Oh ! Combien nous t’aimons ! À toi la Grâce et la Puissance et le Règne qui vient, pour les siècles ! Viens, Seigneur Jésus, viens ! Amen !