| Aux temps antiques, Vivaient deux frères Dont les carrières Furent tragiques. L’un laboureur, L’autre berger, Qui put trouver Plus grand bonheur ? Tous deux aux champs, Abel paissait, Caïn bêchait, En même temps. Or, un beau jour, L’un vint prier, L’autre adorer, Chacun son tour. Sur son autel, Caïn offrit Et fleur et fruit À l’Éternel. Tandis qu’Abel Offrit le sang Comme un encens Sur son autel. Là où son frère Ne sut qu’offrir Qu’un vain désir Comme prière. Par son choix même, Caïn montrait Que le sujet Était lui-même | Dieu accepta La sainte odeur, Mais fruit et fleur, Il refusa. Car Dieu, Sondeur De tous les reins, Sait les desseins De chaque cœur. Bien que loué, Dieu n’est propice Qu’au Saint service D’un cœur changé. Ainsi Caïn Montra visage, Tel que l’ombrage L’esprit malin. Et de ses mains, Par jalousie, Ota la vie A son prochain. Abel mourut, Pourtant sa foi Garda en soi Son divin But. Sa vie, dès lors, Lui fut ravie, Mais sa foi crie Et parle encor’. Ce sang jadis, Qu’Abel versa, Préfigura Le Sang du Fils. |
LA PRÉDESTINATION …
Nous reprenons cette merveilleuse Parole de Dieu. Comme nous aimons ce Livre Éternel ! Il a éclairé les uns et aveuglé les autres. Par lui, des hommes, des femmes ont cru ; d’autres ont fermé leur cœur. Ce livre a fait des saints et des fous. C’est ainsi, il est fait pour cela !
Des Pharisiens ont demandé à Jésus : « Nous aussi… sommes-nous aveugles ? ». Il leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ! Mais maintenant vous dites : « Nous voyons », c’est pour cela que votre péché subsiste… ! » Jean 9:40-41.